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Dégroupage
OFFRES FAI
Le Degroupage
Le dégroupage est une opération technique permettant l'ouverture du réseau téléphonique local à la concurrence. En effet, les opérateurs tiers ne disposent pas de la boucle locale, qui appartient à l'opérateur télécom historique (en France, France Telecom, au Royaume-Uni, BT, en Espagne Telefonica, en Allemagne Deutsche Telekom). Le dégroupage permet aux opérateurs tiers d'accéder à cette boucle locale, soit en partie par le biais du dégroupage partiel, soit en totalité par le biais du dégroupage total.
La loi oblige (en France, et dans l'Union Européenne) en effet l'opérateur historique à fournir un accès dégroupé à la boucle locale aux opérateurs alternatifs.
De ce fait, les opérateurs tiers ne sont pas tenus d'investir dans cette partie du réseau, qui va du central téléphonique à la prise de l'utilisateur. La force de l'opérateur télécom historique (en France France Telecom, au Royaume-Uni, BT, en Espagne Telefonica, en Allemagne Deutsche Telekom...) a toujours été l'étendue de son réseau : en effet, l'installation d'une boucle locale est certainement beaucoup plus rentable en plein cœur de Paris qu'au Trévoux, au fin fond de la Bretagne. Donc les installations de la capitale permettent de financer celles des petits villages.
L'opérateur historique est rémunéré pour l'entretien de la boucle locale, mais pas pour l'amortissement de ses investissements. Ce qui explique que de nouvelles technologies – pourtant intéressantes et parfaitement au point – n'arrivent pas à sortir du territoire de l'Île-de-France. Exit donc dans les petites agglomérations la Boucle Locale Radio, le Courant Porteur en Ligne ou la fibre optique...
Le dégroupage permet aux opérateurs alternatifs de bénéficier d'un accès direct à l'utilisateur final. Ils sont en mesure de contrôler de bout en bout le réseau et de fournir ainsi un service différencié de celui de l'opérateur historique.
Le dégroupage rend, en particulier, possible une concurrence réelle dans les offres commerciales d'ADSL et permet ainsi une baisse des tarifs de détail.
L'utilisateur est toujours client de l'opérateur historique et continue d'utiliser sa ligne sur le réseau téléphonique commuté. Il continue à payer l'abonnement correspondant (en France, 15,00€ TTC en janvier 2007 chez France Télécom[) et bénéficie de tous les services associés à sa ligne (abonnement téléphonique).
Toutes les données voix passent par le réseau de France Télécom. Les données numériques passent par le réseau de l'opérateur tiers.
En France, les appareils utilisant les technologies bas débit (télécopie, Minitel, accès Internet bas débit) peuvent toujours être utilisées par le client.
L'utilisateur n'est plus client de l'opérateur historique. Il ne paie plus d'abonnement à l'opérateur historique (en France, France Télécom; en Allemagne, Deutsche Telekom; au Royaume-Uni, BT), qui est rémunéré directement par l'opérateur tiers pour l'entretien de la ligne (9,50€ HT en 2006 en France).
Toutes les données voix passent par le réseau de l'opérateur tiers via la technologie VoIP. Les données numériques passent également par ce réseau.
Les appareils utilisant les technologies bas débit ne peuvent plus être utilisées par le client. Malgré tout, certaines expériences ont montré que certains fax étaient compatibles avec la VoIP, très utilisée dans le cas d'un dégroupage total.
L'utilisateur peut conserver son numéro de téléphone s'il le souhaite grâce à la portabilité du numéro, lorsque la législation locale la met en place.